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La photographie n'est pas récente, mais il y a le micro, qui souligne l'oralité de la prestation.

Antoine Compagnon rappelle qu'il a antérieurement reçu (le séminaire est de janvier 2014) le père d'Anne Nivat, Georges Nivat. J'ai la curiosité de faire un tour par mon compte rendu d'alors où je lis ceci, qui rapproche G.N. d'A.C. :

C'est un concours d'ennui. Le ton de Georges Nivat le dispute dans le soporifique à la prestation de l'heure précédente. C'est ainsi. Ce sont des lents, des hésitants, et de temps en temps des filandreux. Mais enfin, on n'est pas là pour rigoler! Donc

Or dès la prise de parole d'Anne Nivat, on sait qu'on va s'ennuyer. Le filandreux doit être une tradition familiale. S'il ne m'étonne pas, au fond, que la fille ait les mêmes défauts que le père, je suis surpris par la rupture de ton entre Anne Nivat, conférencière tâtonnante, et la même, lors de la présentation - comme il se doit emberlificotée - d'A.C.

Elle lui coupe la parole, complète en surimpression ou rectifie plus ou moins ce qu'il dit et on hésite dans les classifications immédiates, d'humeur, a priori et d'instinct, entre "chieuse" et "ramenarde". Or s'il est exact qu'elle a tendance à "la ramener", elle le fait, exposant, sans parvenir pour autant à capter l'attention.

 

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Une femme d'action, certainement. Ses états de service impressionnent, mais pas leur présentation. Même l'amputation de Chamil Bassaiëv manque de relief. Et pourtant ...

Deux terrains de guerre ont surtout été évoqués, la Tchétchénie et ... la France, celle-ci non comme pays "en guerre" mais comme pays à qui certains "font la guerre" (à propos de son livre En France, sorti il y a un an, et rendant compte de ses impressions de découverte de six villes modestes d'environ 50 000 habitants).

J'ai écouté sans accrocher, voire sans entendre. A l'oral, il faut un certain type de talent, dont on ne voyait pas ici la trace. Ah, si : ébroïcien est le gentilé des habitants d'Evreux, l'une des six villes de son périple français. Bonne question pour le jeu des 1000 euros sur France-inter .

Anne Nivat a été longue. Il n'est resté que deux ou trois minutes pour les questions d'A.C. Elle a fait l'éloge du free lancing, du fonctionnement de reporter indépendant et libre dans ses choix qui est le sien, garant plus sûr de la vérité des faits, pense-t-elle.