Alice Kaplan 2

Un excellent moment! Outre que le charme d'Alice Kaplan est délicieux, le sujet abordé, autour des problèmes de traduction, à commencer par le combat des titres pour l'anglicisation de L'Etranger de Camus, The stranger (version USA) ou The outsider (version RU), est passionnant.

Pour traduire moi-même (en amateur), je sais assez les tentations de la transcription!

Le français  à peine teinté d'accent d'Alice Kaplan est enjoué et vif. Je note juste un petit écart à propos d'une théorie qu'elle avait esquissée et qui s'est, a-t-elle dit,  avérée fausse. Péché véniel et répandu chez les locuteurs français "de souche" comme dirait Finkielkraut, donc, je le reconnais, petite diptérosodomie. Mais comme je n'ai rien à rapporter de négatif d'une écoute qui m'a beaucoup plu, je gratte un peu dans les marges .

Et je renvoie à une récente note de l'Académie française: 

"Le 03 novembre 2016Emplois fautifs - Cette nouvelle s’est avérée fausse

Le verbe avérer signifie « reconnaître ou faire reconnaître pour vrai ». On dira ainsi, par exemple :Les faits sont avérés. Il signifie aussi « se révéler en réalité », et l’on dira alors : Il s’avéra un excellent médecin, l’enquête s’est avérée difficile. Mais on se gardera bien d’employer la forme, trop souvent entendue et qui constitue un non-sens : La nouvelle s’est avérée fausse. De la même manière, on évitera l’inutile redondance d’une forme comme Cette histoire s’est avérée vraie."

Le charme dont je parlais en commençant a même agi sur le questionnement d'A.C.  et a fait du bref dialogue terminal un agréable échange. Quelques souvenirs d'anciens collègues de Columbia University (Alice Kaplan est maintenant à Yale) mais là aussi, pardonnons. Et puis tout ce qui s'est dit sur Camus m'a beaucoup intéressé. Bilan très positif!

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