Addenda / Séminaire 7 ...
Je m’aperçois de deux choses:
[1] J’ai totalement escamoté, parce que je n’en avais pas trace dans mes notes, une citation que je trouve - en le classant - dans l’exemplier (distribué) de Raymonde Coudert. Je vais au moins la fournir:
Depuis quelques jours je ne cessais de penser à votre petit neveu, le sourd et muet, à qui je pense souvent, dont je rêve souvent, un des seuls êtres pour qui je ne puisse pas croire que l’existence est finie et qu’il n’a pas ailleurs une compensation [Lettre de Proust à Reynaldo Hahn / CXXXI / 1911]
Quel a été, dans l’exposé, le rôle de cette lettre?
À rajouter aux citations orphelines de mon compte-rendu sans nul doute ... Mais sur quel propos devait-elle s’articuler? Il n’y a guère eu d’ouvertures sur “Proust et La-vie-après-la-mort ....”
Bien sûr, le “est finie” veut dire “est bornée”, “est un tout clos”. C’est de finitude qu’on parle, et non de fin. Et Proust tire une conviction d’au-delà d’un excès de malheur “ici-bas”. Le “trop d’injustice” exige la deuxième chance ... Qu’en penserait, en ses élucubrations canines, Zadig-Chien?
[2] J’ai omis de donner un renseignement sur ce “Cimetière de Campagne” que joue Proust, le genstil poney , dans une citation de Raymonde C. ....
Il s’agit d’une mélodie de Reynaldo Hahn sur un poème (qui lui donne son nom) de Gabriel Vicaire, composée en 1893 et publiée à Paris, chez Heugel.
Gabriel Vicaire (1848 - 1900) est aujourd’hui fort oublié, encore que l’Académie de Grenoble ait retenu sur son site, parmi les poésies à l’usage des scolaires, celle-ci, de lui, courte, alerte, sans prétention, intitulée Une Fée
Ah ! C'est une fée !
Toute jeune encore
Ah ! C'est une fée !
De lune coiffée,
À sa robe verte,
Un papillon d'or !
À sa robe verte,
À peine entrouverte,
Elle va légère au son du hautbois,
Elle va légère comme une bergère,
Elle suit la ronde des dames des bois,
Elle suit la ronde qui va par le monde.