SEMINAIRE N°1 DE 2019
Jérôme Bastianelli / Notice Wikipédia :
Polytechnicien de formation (X90), il appartient au Corps des ingénieurs de l'aviation civile (fusionné en 2003 avec le Corps des ponts et chaussées) après avoir choisi l'ENAC comme école d'application.
Il a par ailleurs étudié le piano, le violon, l'harmonie et le contrepoint.
Il commence à travailler en 1996 au ministère des Transports, comme chef du département technique du Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile. En 2006, il devient rapporteur de la 7e chambre de la Cour des comptes. Il travaille ensuite dans le secteur culturel, comme directeur général délégué adjoint (2009-2015) puis directeur général délégué du Musée du Quai Branly.
On peut aussi consulter (plus copieusement) le site Paroles de Corse (https://www.parolesdecorse.fr/jerome-bastianelli-un-homme-de-lart/)
ECCE HOMO ... Jérôme Bastianelli est donc le séminariste du jour et premier de la session 2019.
Il vient parler de Proust et de Ruskin, et A.C. souligne qu'il est aussi Président de la Société des Amis de Marcel Proust et de Combray, nous invitant à adhérer à cette estimable institution, avec deux mots du Concours de pastiches proustiens qu'elle organise en ce début d'année (https://www.amisdeproust.fr/index.php/fr/concourspastiches2019).
On y réfléchira.
J.B. (X 90) reçu par A.C. (X 70) ... et chroniqué par C.J. (X 63), une circonstance piquante?
De fait, la chronique sera des plus brèves. Non que l'intervention n'ait pas été intéressante, elle le fut, mais par cette motivation amoindrie qui succède à la rédaction déjà un peu fatiguée d'un ersatz de compte-rendu de la leçon précèdant le séminaire. Sans compter ceci, qui redouble ce que je viens de dire de son intérêt, que l'appétit rédactionnel est proportionnel à l'irritation d'un éventuel désaccord avec les propos tenus, soit sur la forme, soit sur le fond, laquelle irritation aiguise la plume comme la pulsion "persifleuse". Or point d'irritation, ici.
Introduisant l'intervention, A.C. pilotera ensuite, as usual, la dernière séquence de questions-réponses. Je l'ai retrouvé, d'une année sur l'autre, dans sa lenteur savante et inégalement précise de questionneur, qui m'a semblé d'abord un peu déstabiliser le séminariste avant que celui-ci ne trouve son rythme, pour un échange sans désagrément mais sans réel approfondissement. Y en avait-il d'ailleurs à attendre?
Proust et Ruskin, Ruskin et Proust, la Bible d'Amiens, Sésame et les lys, citations diverses, soulignement de quelques hiatus interprétatifs, de quelques contresens, voire, comme tout traducteur impliqué, de la tentation de biaiser la transcription dans le sens de sa propre pensée, dénonciation des paradoxes d'un transcripteur qui cède à l'idolâtrie en dénonçant celle que Ruskin dénonce ou à laquelle, ailleurs il cède ... Agréable à suivre.
Au passage, les pièges bien connus du faux ami actually.
Au passage aussi, Jérôme Bastianelli se rattrape sur un plus-que-parfait (était paru) rapidement rectifié (en avait paru) avec l'esquisse d'un sourire faisant référence à la sortie sur le thème d'Antoine Compagnon lors de l'heure précédente et au sujet de Pierre Clarac.
Sur ces rigueurs grammaticales, on peut lui reprocher, trébuchement oral, un "qui les enjoignait à" fautif, en lieu et place du plus correct "qui leur enjoignait de" ... Enjoindre est à la mode, et "piégeux". La critique est aisée.
Oui, une heure agréable autour d'une présentation claire. On se laisse porter, sans prendre de notes. C'est toujours un peu injuste pour un exposé assurément longuement travaillé. Loi du genre.


