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Louis VEUILLOT, donc, pour aujourd'hui. Etape I. A.C. l'annonce, par témoignages d'époque interposés, tellement laid que j'ai cherché une photographie où il ne soit pas, comme sur la plupart de celles qu'affiche Google, tout simplement normal, passe-partout. Oui, on devine sa peau grélée ... La laideur de Stendhal, dans les représentations contemporaines, saute me semble-t-il davantage aux yeux.

Louis Veuillot, le polémiste catholique intransigeant. La phrase sert d'incipit à la leçon. Leçon d'ailleurs de nouveau agréable à suivre et dont je ne délivrerai aucun secret, m'étant contenté d'écouter sans déplaisir, avec intérêt même, et sans rien noter ni probablement d'ici deux jours, retenir.

Rédacteur en chef de L'Univers, de 1840 à 1880.

Converti au catholicisme en 1838.

Homme de deux patrons : Guizot et Bugeaud (le général, avec qui il fera quelques mois de terrain pendant la conquête de l'Algérie).

Des duels, au pistolet, à l'épée, qui contrairement à d'autres, ne raccourcissent pas son existence. Combattant des lettres, donc. Oui, j'entr'aperçois mieux, à travers cette série de portraits à laquelle il se livre, le sens qu'A.C. donne à l'intitulé de son cours, et sur lequel je faisais alors un contresens.

La littérature n'est pas un sport de combat en tant que telle, ce sont les littérateurs qui, pour défendre leur point de vue, quand ce n'est pas comme tout un chacun, leur honneur, n'hésitent pas à sortir l'épée du fourreau ou le pistolet de l'étui. Pourquoi pas, mais cela n'a que peu à voir avec la littérature. Un maçon querelleur n'induit pas que la maçonnerie soit un sport de combat. Au fond, un titre plus près du sens aurait pu être: Quelques littérateurs sanguins du XIX° siècle!

A noter : A.C. a corrigé sa prononciation de Blaye, annonçant son repentir: On m'a reproché ... Je n'ai pas dû être le seul à tiquer et quelque voix sans doute plus autorisée que la mienne se sera fait entendre. La citadelle de Blaye est enchantée. 

 

Citadelle de Blaye